Choisir son masque pour le MTB : Guide et conseils

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L’importance du masque dans les disciplines de gravité du VTT

Le masque est un accessoire incontournable lorsqu’on pratique les disciplines de gravité du VTT. Il offre non seulement un certain confort, mais il assure surtout une protection optimale. Longtemps considéré comme un simple produit consommable, le masque bénéficie désormais de plus de reconnaissance et d’attention. Bien qu’il ne soit pas encore au niveau des masques de ski, les marques s’efforcent de proposer des produits plus élaborés. On observe une amélioration notable de la qualité des écrans, des montures et des mousses. Aujourd’hui, la gamme de produits est de plus en plus large et les prix sont en conséquence. Alors, combien faut-il investir pour acquérir un bon masque et quels sont les écueils à éviter lors de l’achat ?

Les différents types de traitements et de teintes des écrans

Chromapop

Exclusif à la marque Smith, le Chromapop est basé sur le fait que l’œil humain ne perçoit pas les couleurs primaires sur son champ de vision périphérique. Smith a donc intégré un filtre dans l’écran qui renforce les couleurs naturelles et accentue les contrastes. Cela améliore la vision et réduit la fatigue oculaire à long terme. En ce qui concerne l’écran Chromapop, nous en sommes très satisfaits : il offre une excellente qualité optique et rehausse parfaitement les couleurs.

Ecran miroité (miroir ou Irridium chez Oakley)

Cet écran a un effet miroir bien visible. Selon sa catégorie et sa couleur, ce type d’écran filtre un certain pourcentage de luminosité et met en évidence les contrastes. Nous restons cependant réservés quant aux écrans miroités : ils manquent souvent de polyvalence et le vététiste moyen ne changera pas son écran en fonction de la météo, contrairement à un skieur. Ces écrans sont souvent appréciés pour leur look, mais cela reste subjectif. Heureusement, les masques équipés d’un écran miroir sont plus coûteux et sont donc souvent vendus avec un écran transparent. Si vous achetez un masque sans verre supplémentaire, optez pour un modèle avec un écran transparent.

Ecran photochromique

Très peu de masques sont équipés de ce type d’écran, qui est assez coûteux. Cependant, Julbo a réussi à nous en fournir un. Ce type de traitement permet à l’écran de s’adapter à différentes catégories de luminosité, car il change de couleur en fonction de la lumière ambiante. Cela permet d’avoir un masque très polyvalent, qui peut être utile dans les variations de lumière en sous-bois. L’écran photochromique fonctionne très bien, mais à notre avis, il est moins pertinent en VTT qu’en ski, la technologie n’étant pas encore assez rapide pour atténuer les changements de lumière en sous-bois.

Ecrans teintés

0 : Écran transparent : laisse passer 80 à 100 % de la lumière
1 : Écran clair (jaune, orange) : laisse passer 43 à 80 % de la lumière (mauvais temps)
2 : Écran teinte intermédiaire (bleu, rouge) : laisse passer entre 18 et 43 % de la lumière (toutes conditions)
3 : Écran foncé (gris) : laisse passer entre 8 et 18 % de la lumière (grand ensoleillement)

Comment faire le bon choix de masque ?

Concernant la conception des écrans : plus ils sont complexes, plus leur remplacement sera coûteux. On pense ici aux doubles écrans façon ski (avec une large séparation entre les deux écrans) et/ou ceux de forme sphérique, très efficaces contre la formation de buée. En général, compte tenu des températures auxquelles on roule, la buée est moins présente en VTT qu’en ski. Le traitement antibuée dont sont équipés tous les masques testés est généralement suffisant, à condition que la monture soit bien conçue. Donc, entre un masque avec un verre très coûteux (sphérique, traité anti buée et à large double écran) et un bon masque avec un traitement antibuée, il y aura une différence, mais rien qui vous gênera vraiment (sauf dans des conditions d’humidité et de chaleur particulières, comme une randonnée au cœur de la forêt amazonienne…). Il est donc plus judicieux de penser en termes d’économies lorsqu’il faut remplacer l’écran.

Concernant les mousses, les triples densités sont les plus confortables. Tous les masques haut de gamme en sont dotés, mais ils ne sont pas tous égaux pour autant : la mousse doit être de bonne qualité et bien découpée. Certaines marques préforment et découpent bien les mousses au niveau du nez, ce qui améliore le confort et la respiration (puisque les narines sont moins comprimées). Parlant de nez, on trouve de plus en plus de modèles équipés d’un cache-nez. C’est utile en motocross, mais moins en VTT. De toute façon, ces protections sont généralement amovibles.

Il faut aussi bien regarder la monture : les aérations, la manière dont l’écran est maintenu et la flexibilité générale (ni trop, ni trop peu, pour un bon équilibre entre confort et protection). Un détail important est la présence de stabilisateurs, ces extensions placées sur les côtés de l’écran, où sont attachées les deux extrémités du bandeau. Ces stabilisateurs permettent au masque de conserver sa forme initiale une fois fixé sur le casque, pour un confort et un maintien accrus. La plupart des masques haut de gamme disposent de ces extensions, un véritable avantage à notre avis. Attention cependant aux montures de plus en plus larges, conçues pour offrir un champ de vision plus large. Ce n’est pas toujours le cas, et cela peut parfois être gênant pour s’accorder avec votre casque.

Enfin, le bandeau. Là aussi, les fabricants suivent la tendance du toujours plus large. Pourquoi pas, plus de matière permet d’accroître la fiabilité. Cependant, sur certains casques avec un panneau arrière très découpé, une trop grande largeur peut nuire à l’installation du bandeau. En ce qui concerne le maintien, ce n’est pas tant la largeur du bandeau qui compte, mais celle des bandes de silicone à l’intérieur. Assurez-vous donc que ces dernières sont assez larges.

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Mathieu Prégault

Auteur

Mathieu Prégault est le cœur et l'âme de notre blog dédié au vélo, lebiciclette.eu. Sa passion pour le cyclisme ne connaît pas de limites, allant des paisibles balades à vélo le long de la campagne jusqu'aux ascensions éreintantes des cols de montagne les plus célèbres. Mathieu a transformé sa passion en profession, devenant auteur à plein temps pour notre blog, où il partage non seulement des conseils techniques et des guides pratiques, mais aussi des récits inspirants de ses aventures à deux roues. Avec une plume aussi agile que lui sur un vélo, Mathieu s'efforce de captiver nos lecteurs, leur offrant une vue d'ensemble sur le monde du cyclisme, des dernières innovations technologiques aux histoires de la communauté cycliste mondiale.

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